Le gluten l’ennemi silencieux

Au cours des dernières années seulement, le régime sans gluten a grimpé en popularité. Le gluten ou plutôt le « sans-gluten ou le gluten free » fait des émules. Pour les uns, atteints de la maladie cœliaque, il en va de la santé de leur intestin. 1% de la population serait susceptible de développer cette pathologie. Pour les autres, c’est une question de confort, face à une sensibilité alimentaire réelle ou supposée. Un marché qui s’élève autour de 40 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014, pour monter près de 60 millions d’euros en 2016, et selon le cabinet Xerfi. « Cela pourrait toucher 10 % de la population française » , estime sa directrice d’études Eline Maurel spécialiste de la diététique.

Le sans gluten, est un business très lucratif qui a pour porte-parole de nombreuses stars : Lady Gaga, Novak Djokovic, Victoria Beckham qui l’on bannit de leurs assiettes. Les aliments sans gluten sont devenus synonymes de saine alimentation, tout comme les produits sans sucre, sans produits laitiers et à faible teneur en glucides.

Qu’est-ce que le gluten ?

Le terme gluten tient son origine du latin “glutinum” qui signifie lien ou colle, décrit en 1742 par Giacomo Beccar, professeur à l’université de Bologne. Le gluten est constitué principalement de deux protéines : la gliadine, et la gluténine. Ce sont ces protéines insolubles, qui donnent à la farine des propriétés viscoélastiques, utilisées en boulangerie, lors du pétrissage de la farine avec de l’eau, qui permettrons à la pâte de lever lors de la fermentation, ce qui explique, que le pain est plus facile à faire, et plus moelleux, le gluten se trouve donc dans les céréales comme dans l’épeautre, le seigle, l’orge, le kamut, est plus particulièrement dans le blé.

 Comment est-il arriver dans nos assiettes ?

Son histoire commence, il y a environ 500 000 ans, avec la cueillette des graminées sauvages, puis vient le temps de la domestication, il y a environ 10 000 à 12 000 ans.

C’est à partir de ce moment, que l’homme commence à introduire de manière massive, les céréales et les produits laitiers dans son alimentation.

Au départ, le blé ne possédait que 14 chromosomes, c’était le blé originel appelé ainsi dans la bible, ensuite les scientifiques ont croisé cette plante pour augmenter les rendements pour lui permettre d’être plus résistante au froid, aux envahisseurs, insectes, maladies…ils ont obtenu des blés avec 2 fois plus de chromosomes 28, typiquement celui que l’on a aujourd’hui, le blé dur et kamut, alors pourquoi on est passé à un dédoublement de cellules, et bien parce que cette céréale est un végétal polyploïde, qui contrairement à l’homme ne maintient pas son patrimoine génétique de la même manière, le blé est capable de combiner le sien, donc tous les gènes s’additionnent, ce qui rend la plante bien évidemment plus complexe.

Ensuite, ils ont encore fait des croisements, mutation pour arriver au blé tendre composé de 42 chromosomes, le blé du pain, de la pizza des pâtes… et dans plus 70% des produits agroalimentaires qui va de la moutarde au chocolat en passant par la charcuterie, que l’on consomme régulièrement.

On pourrait penser que l’on mange du blé de 42 chromosomes en faîte non, c’était le blé du 19e siècle. Aujourd’hui c’est un peu différent, parce qu’il s’est passé un événement, la révolution verte: elle a commencé en 1950 avec la famine au Mexique, au Pakistan, et en Inde à cette période pour trouver des solutions, le gouvernement mexicain, et la fondation Rockefeller on fait appelle à un agronome généticien, Norman Ernest Borlaug.

 L’évolution du blé depuis le 19e siècle

Même avec une augmentation de la résistance et les rendements de ces blés, impossible de nourrir tout le monde d’ailleurs Norman Borlaug disait: « Avec une demande alimentaire croissante, le rendement actuel requiert une diminution de la population mondiale ou la destruction de forêts, pour la culture des céréales » devant l’urgence de la situation, il fallait pour nourrir tout le monde et sans détruire les forêts, augmenter les rendements de chaque hectare de terre.

Ce n’est pas sans rappeler la devise de: Monsanto

« Les ressources telles que la terre, l’eau, et l’énergie sont limitées. Une augmentation de 40% de la population mondiale est prévue au cours des prochaines décennies. Une hausse exponentielle de la production alimentaire sera nécessaire pour répondre à cette croissance de la population. Par conséquent, chaque agriculteur doit obtenir davantage de chaque hectare de terre, de chaque goutte d’eau, et chaque unité d’énergie aujourd’hui et demain».

Sans le savoir, Norman Borlaug était le précurseur des sociétés OGM modernes, cet homme a modifié le blé génétiquement comme il le voulait pour augmenter les rendements, ce qui lui a valu le prix Nobel de la paix, bonne ou mauvaise chose ?

Photos de l’augmentation des rendements des années 1970 à 2000.

Il a effectivement permis au Mexique, au Pakistan et l’Inde de sortir de la famine.

Avec de telles réussites, ces blés très productifs et très résistants « version Norman Borlaug » se sont propager à travers le globe. Ces blés à l’époque ont été obtenus par des techniques génétiques qui n’étaient pas les mêmes que maintenant. Maintenant ce que l’on appelle un OGM, c’est lorsque par exemple: vous insérez un gène de tortue, dans un gène de tomate, pour avoir une belle tomate avec une coque.

À l’époque on fessait plus simplement, ce que l’on appelle le rétro croisement, c’est de prendre deux blés, un avec une caractéristique particulière, disons résistante au froid, et que l’on croise avec un autre blé, et ensuite on continue de croiser les fils, avec le blé qui a la propriété de résister au froid, et à la fin on arrive à intégrer le génome de résistance au froid, on obtient alors une nouvelle plante, qui a conservé ce nouveau paramètre génétique, sauf que l’on a découvert que lorsque l’on croise, hybride deux blés et bien on retrouve bien 95% du génome des deux blés parents chez l’enfant , mais 5 %(principalement le gluten) du génome était totalement imprévisible, impossible de prévoir, ce qui peut se passer, c’est exactement la même situation qu’on obtient avec la transgenèse chez les OGM avec les nombreuses formes de mutation, bien que les hybrides ne soient pas soumis à une évaluation, ou contrôle comme c’est le cas des OGM actuellement, sans doute que personne ne juge, bon de se méfier des méthodes de croisements, et de rétro croisements des blés, avec ces céréales qui existent quant laboratoire, parce que, non considérés comme OGM, aucune étude toxicologique n’ont été faites sur ces nouveaux blés, ce qui veut dire que nous sommes en train de vivre une expérience à l’échelle mondiale, on teste sur nous, cette plante pour connaître ses effets. Les autorités dites sanitaires jouent aux apprentis sorciers avec la santé de la population mondiale.

 Pourquoi le gluten est-il mauvais pour notre santé ?

Avec une consommation moyenne de 58kg de pain par an en France, et sans parler de tous les autres produits où le gluten est présent, on peut vite faire une overdose de gluten. Pour comprendre plus en détail ces effets sur note santé, voyons les chiffres:

Depuis les années 70 et durant ces dix dernières années, une augmentation:
De l’intolérance au gluten 6 fois à 11 fois supérieures.

Apparition de la sensibilité au gluten: 6 à 35% de la population est concerné.

La sensibilité au gluten n’est pas une maladie auto-immune, contrairement à l’intolérance  (maladie cœliaque).
Une maladie auto-immune c’est une maladie qui ne peut pas se soigner, mais avec un traitement médicamenteux parfois lourd, avec de nombreux effets secondaires, permet de vivre avec.

Des chercheurs de l’Université de Columbia ont fait une avancée dans notre compréhension de la relation entre le gluten et les problèmes de santé. Leurs résultats, publiés dans la revue «Gut» , ont révélé que les plaintes des personnes sensibles au gluten (celles ayant une sensibilité au gluten non cœliaque) sont une conséquence d’une perturbation de la muqueuse intestinale,  ce qui a fini par être appeler «leaky gut» (en anglais) ou perméabilité intestinale.

Les chercheurs ont conclu:

Ces résultats révèlent un état d’activation immunitaire systémique en conjonction avec un épithélium intestinal compromis affectant un sous-ensemble d’individus qui sont sensibles au blé en l’absence de maladie cœliaque. Coauteur de l’étude, le Dr Umberto Volta, professeur de médecine interne à l’Université de Bologne, résumé comme suit: Ces résultats modifient le précédent de notre reconnaissance et de notre compréhension de la sensibilité au blé non cœliaque et auront probablement des implications importantes pour le diagnostic et le traitement … Considérant le grand nombre de personnes touchées par la maladie et son impact négatif sur la santé domaine de recherche qui mérite beaucoup plus d’attention et de financement. Mais pour être juste, l’idée qu’une rupture de la muqueuse intestinale joue un rôle central dans les diverses plaintes des personnes souffrant de sensibilité au gluten non cœliaque n’est pas une découverte nouvelle.

Ce qui est digne d’intérêt est la découverte récente que la rupture de la muqueuse intestinale en réponse à l’exposition au gluten est , selon les chercheurs de Harvard, un événement qui se produit chez tous les humains. Cela signifie qu’il y a une activation immunitaire qui se produit en chacun de nous lorsque nous consommons du gluten, que nous pensions avoir des problèmes ou non.

Lorsque nous comprenons la relation puissante entre ce mécanisme d’activation immunitaire et des maladies comme le diabète, la maladie d’Alzheimer, la coronaropathie et même l’obésité, le choix d’un régime sans gluten est clair, si vous voulez protéger votre santé.

Liste des maladies auto-immunes où les protéines du blé , le gluten est en directement mis en cause :

-Polyarthrite rhumatoïde

-Diabète type 1

-Sclérose en plaques

-Thyroïde Hashimoto

-Syndrome de Gougerot-Sjogren.

Liste aussi non exhaustive des symptômes sensibilité sans auto-immunité :

-Eczéma

-Arthrose

-Fatigue chronique

-Reflux gastro-œsophagien(difficulté chronique de digestion)

-Côlon irritable

-Maux tête(crise de migraine)

-Dépression/Anxiété…

Et la liste peut, monter jusqu’à au moins 100 maladies d’après les recherches du Dr Seignalet.

Forcé de constater que les effets de la protéine de blé ne font pas que du bien.

Ce qui est rassurant, on peut avoir un seul de ces symptômes, exemple : maux de tête ou crise de migraine, il suffit de limiter, voir de supprimer totalement le gluten pour que les maux de tête disparaissent.

Alors comment faire pour échapper au gluten ?

Simple ne plus manger de pain

-“Je ne peux pas me passer de mon pain, mes pâtes,mes pizzas, mes McDo…”

-“Je suis perdu c’est fini,et puis si je ne mange plus de pain, je vais être en carence?.

Du calme, déjà s’il vous est impossible d’imaginer votre repas sans pain, c’est que le gluten a déjà opéré au sein de votre intestin, votre corps réagit comme un drogué en manque de son fixe, nos habitudes alimentaires ne doivent pas devenir des habitudes addictives. Sans aller jusqu’à supprimer le pain de vos repas, ils en existent maintenant sans gluten, privilégié les artisans-boulangers qui fabriquent leurs pains avec d’autres farines que celles de blé, et qui sont respectueux de la provenance de leurs farines.

Exemples de farines sans gluten: farine de sarrasin, de châtaignes de riz, etc…

Liste des aliments que l’on peut manger à la place du blé:

Le nom de la liste est le geste le plus efficace pour sa santé est, de supprimer ces OGM, vous allez me dire, mais le blé n’est pas un OGM, effectivement il n’a pas l’appellation OGM, mais au vu des ces nombreuses transformations, le blé est-il encore vraiment naturel?

Dans cette liste il y a aussi le maïs, il ne contient pas de gluten, mais cette plante a, elle aussi tellement connu de transformations, que lui aussi n’est plus vraiment une plante naturelle.

Sinon il vous reste les nombreuses références de produits sans gluten, plus chers, et sont-ils vraiment bons pour notre santé ?

En conclusion : Pour ceux qui avaient tendance à ridiculiser, ou diaboliser les personnes qui ont décidé de supprimer ou du moins, limiter leur consommation de produits avec du gluten, forcés de constater, avec toutes ces études réalisées que, le gluten à un impact négatif sur notre santé. Alors oui, on peut dire que le gluten, est un ennemi silencieux. Le gluten est présent dans 70% de notre alimentation,  donc un sacré business, et pour les personnes qui décident de manger des produits sans gluten, avec des prix 3 fois supérieurs, que les produits “standard” avec une demande qui n’est pas prêt de baisser , le sans gluten est lui aussi un sacré business. En tout cas gluten ou sans gluten, celui qui gagne toujours à la fin c’est l’industrie agroalimentaire, pour le moment…

Merci de votre temps, a très vite.

J.B créateur du pouvoir des aliments.      «To be continued…»

« le gluten est ce que j’appellerais un « germe silencieux » qui peut causer des dommages irréversibles, et ce, sans même que vous vous en aperceviez »

Dr David Perlmutter.

Exemple de recette de pain sans gluten

La clé de voûte de votre santé

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Comment prendre soin de son intestin ?

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-Quels sont les aliments à éviter?
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Source :

Livre: Gluten, comment le blé moderne nous intoxique de Julien Venesson

Livre: Paléobiotique de Marion Kaplan

https://www.drperlmutter.com/


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