LA MALADIE COELIAQUE, QU’EST-CE QUE C’EST?

Méconnue par la majorité des personnes qui en souffrent, l’intolérance au gluten ou la maladie cœliaque est une maladie auto-immune généralement héréditaire. La présence des anticorps anti-gliadine et anti-transglutaminase, une endoscopie du duodénum et des symptômes spécifiques permettent de diagnostiquer le mal chez un patient et de procéder aux différents traitements. Il s’agit généralement d’une suppression de l’alimentation au gluten puisque c’est un mal héréditaire.

Le corps naturellement prédisposé à rejeter le gluten

Contrairement à la croyance populaire, l’intolérance au gluten n’est pas un mal spécifique à l’occident. On retrouve de plus en plus de malades souffrant de cette affection en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud.

En effet, les études et recherches ont montré que le corps des personnes souffrant de la maladie du cœliaque a hérité d’anticorps qui défendent l’organisme contre l’intrusion de cette protéine appelée gluten. Dans la pratique, cela veut dire en clair que les malades cœliaques qui consomment du blé et donc du pain, des pâtes ; du seigle, de la bière ou encore de l’orge se mettent en danger. Une fois que le gluten qui rend ces céréales collantes entre au niveau de l’intestin, la réaction immunitaire est systématique et finalement c’est la paroi de l’intestin qui reçoit les coups des mesures de contre-attaques. Il est de ce fait détruit progressivement, devient poreux et ne veut plus exercer correctement son rôle. Par ailleurs, les personnes qui souffrent de la thyroïdite, du diabète de type 1 et ceux qui ont souffert d’une infection intestinale sont susceptibles de souffrir de la maladie cœliaque.

Que se passe-t-il dans l’intestin d’un malade souffrant de l’intolérance au gluten ?

D’une part, nous avons l’intestin grêle dont la flore est composée de villosités terminées au bout par les terminaisons appelées microvillosités. Que se passe-t-il quand une personne mange un quelconque repas ? Les nutriments provenant de la digestion du repas sont absorbés par les microvillosités.

D’autre part, nous avons le gluten, une protéine, contenu dans un certain nombre d’aliments que sont l’avoine, le seigle, le blé, la bière, etc. Le gluten à son tour produit une substance dénommée gliadine. Cette substance serait à l’origine de la réaction immunitaire déclenchée à la suite de l’ingestion des céréales citées plus haut.  

Alors, à la suite de l’ingestion d’un aliment composé de gluten (fraction alcoolo soluble), le système immunitaire déclenche une réaction automatique et des mesures de contre-attaque contre cet élément qu’il a été conditionné pour combattre. Les dégâts causés à la paroi intestinale par les anticorps provoquent un aplatissement des villosités qui disparaissent progressivement. Il s’en suit une porosité totale de l’intestin grêle qui est entièrement abîmé laissant ainsi passer vitamines, minéraux et particules d’aliments non digérés. C’est ainsi que la maladie cœliaque se manifeste dans le corps porteur de gènes anti gluten.

Quelles sont les conséquences de la maladie cœliaque ?

Elles sont nombreuses. Nous citerons notamment : les douleurs osseuses, les œdèmes, l’amaigrissement, les diarrhées graisseuses, la tétanie, les douleurs abdominales, la perte d’appétit, une glossite, etc. Lorsque la maladie évolue sans traitement adéquat, elle peut entraîner des complications très graves comme les carences immunitaires, une insuffisance pancréatique exocrine, la cirrhose biliaire primitive, le diabète, etc. Par ailleurs, la croissance chez l’enfant en prend un coup et les adultes peuvent même souffrir de stérilité, de complications neurologiques ou d’ulcérations intestinales.     

Traiter la maladie cœliaque et vivre sans gluten

La seule alternative qui soit prouvée et dont les succès sont plausibles est le régime sans gluten. C’est radical, mais il y va de la santé et de la survie du malade. Pendant un long moment, le diététicien ou médecin traitant surveille le régime du malade et prescrit au besoin certains compléments comme les corticoïdes, les vitaminés B12 ou le fer. Aujourd’hui, il existe de nombreuses enseignes qui proposent dans leurs rayons des produits sans gluten. Les intolérants au gluten pourront ainsi recouvrer la santé au bout de 12 ans au plus puisque leurs flores intestinales auraient pris le temps de se reconstituer.  

Bon à savoir

Une allergie au gluten est différente de la maladie cœliaque ou intolérance au gluten. Les conséquences d’une allergie au gluten comme pour la plupart des allergies sont immédiates. Cette allergie ne couve aucune autre maladie sournoise qui se déclenchera bien des années après. Contacter son médecin traitant est donc la chose la plus intelligente à faire pour être fixée sur son statut.   

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